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Nous habitons une région (alpes maritimes) réputée sur ses tensions sur les loyers. Il suffit de voir le loyer d’un 2 pièces sur Nice ou sur Gattières pour s’apercevoir que cela rien à voir avec les loyers pratiqués sur Clermond Ferrand.

Les raisons sont multiples et bien connues. Néanmoins, depuis maintenant 12 mois, nous constatons un tassement des prix. En effet, il nous arrive maintenant systématiquement de demander à nos propriétaires d’annuler les augmentations de loyer pratiqués sur les 4/5 dernières années  lors qu’il vient le moment de relouer le logement.
Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’un locataire présent pendant les cinq dernières années à subit les augmentations indiciaires et se retrouve en 2013 avec un loyer supérieur à celui qu’il pourrait trouver sur le marché locatif. Certains bailleurs l’ont compris et peuvent se permettre de ne pas pratiquer les augmentations indiciaires mais la majorité a fait les applications légales. Résultat, le 3 pièces loué en 2008 et revalorisé tous les ans arrive fin 2013 à un montant supérieur aux autres 3 pièces sur marché. Pour nos bailleurs, deux solutions s’imposent, soit le maintient du dernier loyer avec le risque de perdre plusieurs mois sans relouer, soit revenir à un loyer plus raisonnable pour éviter le risque de logement vacant. Les candidats locataires (avec un bon dossier) négocie les loyers ce n’est plus une exception. A l’évidence, sur le marché de l’immobilier, la location est aussi victime de la fragilité des revenus et des incertitudes sur l’avenir. Alors quand notre Ministre de tutelle Madame DUFLOT veut encadrer les loyers, on comprend qu’il s’agit d’une bataille d’arrière garde. Il suffit de voir le nombre de logement étudiant vide dans les grandes villes pour ce rendre compte du phénomène.

 

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